Nous souhaitons produire en abondance des fruits et légumes bio de qualité pour une AMAP en local ainsi que pour les stages. Nous partageons la vision holistique de la permaculture et son leitmotiv : « prendre soin de la Terre, prendre soin des Hommes, partager l’abondance ». Nous suivons actuellement une formation agricole (BPREA) constituée d’enseignements théoriques et surtout de stages pratiques en ferme maraîchère.

 

Maraîchage sur sol vivant

De manière plus pratique, nous appliquons les techniques de maraîchage sur sol vivant (MSV), visant à nourrir le sol de carbone, de le couvrir en permanence d’un paillis et surtout supprimer tout travail du sol pour laisser la nature le structurer à la place de nos machines. Nous travaillons sur planches permanentes, c’est-à-dire que les zones de cultures restent non piétinées et non travaillées.

 

Production écologique

Nous souhaitons avoir une activité de production la plus écologique possible. C’est pourquoi nous ne prévoyons pas d’investir dans des machines fonctionnant au pétrole. Nous privilégierons des outils manuels et chercherons au maximum à densifier les cultures pour que cela soit soutenable. Nous partageons la ferme avec une activité d’élevage laitier bio et de nombreuses machines sont présentes sur site et disponible à coût réduit. Aussi, en fonction des itinéraires de cultures, nous pensons recourir à ces machines de manière ponctuelle (épandage de paille, de compost, transport de grosses récoltes). Certaines de ces machines fonctionnent grâce à des tracteurs qui pourraient utiliser de l’huile végétale comme carburant. C’est une technologie qui a déjà été utilisée sur la ferme il y a une dizaine d’année et nous envisageons d’y revenir prochainement via une production d’huile végétale à la ferme.

La bâche plastique est un outil important de beaucoup de maraîchers qui ne travaillent pas leur sol. Sans être dogmatique et tout en restant ouvert aux compromis liés aux contraintes de production, nous faisons le choix de ne cultiver aucun légume sur bâche. Ce choix est motivé par des questions de santé (migrations de phtalates et de BPA pour un légume au contact du plastique), et de pollution environnementale. Nous utiliserons certainement des bâches à ensilage pour maîtriser l’enherbement de nos planches avant ou après une culture mais pas pendant. Les bâches que nous utiliserons seront issues des éleveurs locaux qui s’en débarrassent fréquemment.

 

Pour notre première année, nous cultivons sur une surface d’environ 3500 m2 (0,35 ha). La parcelle retenue a été pâturée par des vaches ces 30 dernières années. C’est une parcelle sur laquelle l’agroforesterie a été implémentée il y a 15 ans. Nous avons donc déjà des arbres et des haies prédisposés.

Nous allons installer prochainement un système d’irrigation goutte-à-goutte automatisé sur l’ensemble des cultures. Ce choix est pour nous indispensable car les légumes sont constitués à 99% d’eau et nous connaissons des périodes d’absences de précipitations de plus en plus longues. En parallèle nous aménageons un bassin de stockage des eaux pluviales pour être 100% autonome.

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